Comité consultatif clientèle judiciarisée adulte

LAISSONS LES BARREAUX DERRIÈRE

  • Ils ont tous envie
    de passer à autre chose.
Contactez-nous

COMITÉ CONSULTATIF CLIENTÈLE JUDICIARISÉE ADULTE

La clientèle judiciarisée est une solution pleine de bon sens pour combler les besoins d’effectifs dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. Elle représente un bassin de travailleurs compétents qui cherchent activement à retrouver leur place sur le marché et dans la société.

Nous vous offrons
les bons outils

Que ce soit au niveau de la préparation, de la formation ou du maintien de l’emploi, nous offrons un encadrement complet qui assurera une transition aussi facile que possible.

Un pas de l'avant

Ceci est notre toute première campagne de sensibilisation auprès des employeurs et de la population pour encourager l’embauche des travailleurs ayant des antécédents judiciaires.

La clientèle judiciarisée adulte au Québec

PORTRAIT DE LA SITUATION

On estime que plus de 950 000 adultes québécois - en majorité des hommes - possèdent des antécédents judiciaires au Québec. Cela représente un bassin considérable face à une rareté croissante de la main-d’oeuvre dans plusieurs secteurs.

14%

C’est le pourcentage des personnes âgées de plus de 18 ans qui possède un casier judiciaire au Québec.

UN HOMME SUR CINQ

Au Québec fait partie de la clientèle judiciarisée adulte.

34 000

C’est le nombre d’adultes judiciarisés qui étaient prestataires des programmes d’aide financière de dernier recours en date du 30 juin 2018.

NOTRE MISSION

Créé en 1997, le CCCJA a pour but de promouvoir et d’appuyer le développement de la clientèle judiciarisée adulte en regard de sa préparation, de son insertion et de son maintien en emploi. Cliquez sur les articles ci-dessous pour en apprendre plus sur la clientèle judiciarisée et l’étendue des bénéfices que celle-ci peut apporter à la société québécoise.

Le retour à la population active

L’insertion, la réinsertion et le maintien en emploi des personnes ayant des antécédents judiciaires contribuent grandement au succès de leur réinsertion sociale et constituent un des moyens efficaces d’éviter la récidive. Avoir un toit sur la tête, un réseau social et un emploi sont des éléments fondamentaux qui contribuent à la réinsertion, et par le pôle de l’emploi nous arrivons à combler les deux autres besoins.

Trouver un emploi

Premièrement, c’est une condition à leur liberté conditionnelle. C’est également une façon pour eux de socialiser, de se reconstituer un réseau social et de reconnecter avec des gens, favorisant leur réinsertion dans la population active.

Le bénéfice social net

Selon une étude réalisée en 2014 par le CCCJA, les services spécialisés d’employabilité pour les personnes judiciarisées adultes s’avèrent très rentables pour la société. En ajoutant les bénéfices privés des entreprises aux bénéfices des gouvernements, le bénéfice social net des services spécialisés en employabilité est évalué à 23,7 millions $ sur une base annuelle et de 834 millions $ sur une période de 30 années. En plus des bénéfices monétaires, nous contribuons à baisser le taux de récidive auprès de la clientèle judiciarisée.

Les préjugés envers la clientèle judiciarisée

Malheureusement, la clientèle judiciarisée fait face encore à beaucoup de préjugés, ce qui constitue un frein pour les employeurs. Nous voulons que la population fasse preuve d’ouverture d’esprit, d’écoute et de sensibilité envers les individus qui méritent un nouveau départ. Nous souhaitons également rappeler que derrière chaque dossier criminel, il y a un être humain.

Le casier judiciaire

De nombreuses études ont prouvé que l’existence d’un casier judiciaire est un facteur nuisant grandement à la recherche d’emploi. Le casier judiciaire diminue, à lui seul, au moins de moitié les chances d’obtenir un emploi ; dans certains cas, ce pourcentage augmente jusqu’à 80%. L’usage que l’on fait actuellement du casier judiciaire dans le processus de recrutement est largement discriminatoire, pris hors contexte et sans évaluation réaliste de l’influence des antécédents par rapport aux habiletés pour occuper l’emploi.

Un accès restreint à des emplois de qualité

Nous constatons que la clientèle judiciarisée semble avoir un problème d’accès à des emplois de qualité, c’est-à-dire des emplois qui les paient à leur juste valeur, pas nécessairement au salaire minimum, et qui valorisent leur contribution à l’entreprise qui les emploie. Dans un milieu syndiqué, les conditions sont égales pour tous, tandis que dans les autres milieux, les conditions peuvent être inéquitables.

Les employeurs très réticents à l’embauche

Selon un diagnostic en regard de l’employabilité de la clientèle judiciarisée adulte réalisée par le CCCJA auprès de 114 entreprises de la région de la Mauricie, 72% des employeurs interrogés manifestent des réticences à embaucher des personnes ayant un casier judiciaire. Certains milieux sont également plus réfractaires que d’autres, tels que les milieux médical et aéronautique, les grandes entreprises, les sous-traitants de firmes américaines, les compagnies de sécurité, les banques et la sécurité informatique. Il y a une crainte au sein des entreprises et nous souhaitons la réduire.

Une différence entre les régions et les centres urbains

En région, les gens se ont tendance à se connaître plus et témoigner d’une plus forte proximité. Dans les grands centres, se fondre dans la masse s’avère plus facile. L’avantage des grandes villes est qu’elles offrent une sorte d’anonymat et souvent, la majorité des emplois s’y trouvent.

Une solution pleine de bon sens

La pénurie de main-d’œuvre qui prévaut actuellement oblige les entreprises à repenser leur recrutement et leurs stratégies de rétention de personnel, tandis que les recruteurs doivent faire preuve d’innovation et de souplesse. La clientèle judiciarisée s’avère une solution pleine de bon sens pour combler les besoins d’effectifs.

La clientèle judiciarisée est nombreuse au Québec

Les entreprises québécoises devraient considérer les ressources disponibles que nous avons ici. La clientèle judiciarisée, correspondant à 14% de la population québécoise adulte, est un bassin de travailleurs tout aussi compétents pour le Québec et qui méritent qu’on les considère. Cette clientèle représente 1/5 de la population masculine québécoise (20 %).

Faciliter l’embauche de la clientèle judiciarisée

Selon nous, une bonne pratique d’embauche serait que l’employeur ne se soucie du casier judiciaire qu’à la fin du processus d’embauche afin de laisser au candidat toutes les chances possibles pour prouver qu’il est le candidat idéal pour le poste convoité.

Beaucoup de postes comblés chaque année

Nous ne connaissons pas le nombre exact de postes comblés par cette clientèle, mais 3 500 personnes en moyenne chaque année sont suivies en communauté par les organismes spécialisés auprès des personnes judiciarisées. Dans les 12 semaines suivant leurs participations, plus de 75% retournent vers la population active notamment vers un retour à l’emploi.

Les employeurs encouragés dans le processus

La majorité des candidats possédant un casier judiciaire peuvent être admissibles à une subvention salariale d'insertion à l'emploi d'Emploi-Québec. Cette subvention couvre une partie du salaire de la personne embauchée. À certaines conditions, l'aide financière peut également couvrir le coût de l'accompagnement de cette personne ou le coût de formations d'appoint.

Questions ou commentaires?

Vous souhaitez en savoir davantage?

Yan Chantrel, coordonnateur

485 boulevard des Laurentides, suite 102
Laval (Québec) H7G 2V2

C : info@CCCJA.org

T : (450) 975-7160 poste 227

Consultez la liste de nos membres Nos membres